Salle Pierrette Gaudreault

Salle Pierrette Gaudreault

Le Centre culturel du Mont-Jacob dispose d’équipements spécialisés en production et en diffusion des arts de la scène avec une  salle à la fine pointe de la technologie : la Salle Pierrette-Gaudreault.

En effet, cette salle de spectacle a été spécifiquement conçue afin de faire vivre une expérience optimale tant aux spectateurs qu’aux artistes. Elle dispose d’une acoustique enviable et de systèmes d’éclairage et de son de grande qualité.  Unique en son genre, cette salle est multifonctionnelle. Elle se transforme selon les exigences en différentes configurations :

La salle est équipée d'un système pour les mal-entendants et permet d'accueillir les personnes à mobilité réduite. Elle offre même des sièges adaptés pour les personnes plus corpulentes.

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Le CNE Centre national d’exposition

Partenaire/résident du Centre culturel du Mont-Jacob

logo-cneLe CNE remplit essentiellement des fonctions de diffusion, d’éducation, d’action culturelle et de recherche. Il a pour mandat la promotion et la mise en valeur des expositions, des événements et des activités portant sur l’art traditionnel, moderne, contemporain et actuel, l’histoire et la science.

Expositions :
www.centrenationalexposition.com

Le Théâtre La Rubrique

Partenaire/résident du Centre culturel du Mont-Jacob

Le Théâtre La Rubrique

Le Théâtre La Rubrique est un acteur privilégié du développement culturel et social du Saguenay-Lac-Saint-Jean se vouant entièrement au théâtre de création, où l'auteur est au centre de tout projet. Il facilite ainsi la rencontre des auteurs et de leurs univers avec concepteurs et spectateurs, offrant par le fait même à la population régionale la possibilité d'explorer des productions théâtrales originales de grande qualité qui lui feront découvrir des univers riches en émotions et lui donneront un aperçu de la diversité des courants de notre dramaturgie québécoise.

Diffuseur-producteur spécialisé en théâtre

Billetterie
billetterie.theatrelarubrique.com

Le Théâtre CRI

Partenaire/résident du Centre culturel du Mont-Jacob

Le Théâtre CRI

Le Théâtre CRI propose une démarche artistique qui met au premier plan les aspects exploration et perfectionnement du jeu. Le travail de l’acteur est ici considéré comme l’élément primordial à développer et nous croyons que la poursuite de l’excellence passe par l’acteur-créateur en évolution.

En ce sens, nous abordons la pratique théâtrale en amenant le comédien à sortir des sentiers battus par l’expérimentation de divers procédés. Sur le plan formel, ce parti pris créatif se manifeste par une esthétique spécifique au Théâtre CRI, parfois brute, parfois soignée, mais témoignant toujours d’une volonté de récupérer, de réinterpréter les objets et les costumes.

Plus de quarante ans de vie culturelle sur la montagne

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Plus de quarante ans de vie culturelle sur la montagne
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Le mont Jacob surplombe le secteur de Jonquière, à proximité de la rivière aux Sables. Depuis  plus de quarante ans, ce sont des milliers de personnes qui ont gravi ses hauteurs pour atteindre le Centre culturel du Mont-Jacob. En effet, depuis 1967, le chemin aménagé sur le flanc de la colline rocheuse permet une montée vers la culture, une véritable ascension culturelle.

Selon la Commission de toponymie du Québec, l’origine du nom du mont Jacob évoquerait le souvenir du charpentier Jacob Simard. Ce dernier aurait contribué à la construction des premiers moulins à scie des environs et, il aurait également été le premier sacristain de la paroisse Saint-Dominique de Jonquière, vers 1866.

En janvier 1940, un centre de ski alpin est aménagé sur le mont Jacob, qui est alors une propriété privée. Le 27 avril 1964, la Cité de Jonquière se porte acquéreur des terrains du mont Jacob, lesquels appartiennent à Mme Lydie Jean Belley, pour la somme de 21 440 $, afin d’y aménager un parc public. À la suite de cette acquisition, la Commission des loisirs de la Cité de Jonquière réaménage, en 1967, le centre de ski du mont Jacob qui prend alors un nouvel essor; il sera d’ailleurs en opération jusqu’à sa fermeture en octobre 1981 historique du centre de ski


Dans les années 1950, les lieux de diffusion de la culture et de l’enseignement des arts sont très peu développés. C’est dans ce contexte que Pierrette Gaudreault décide de fonder, en 1959, une école des arts connue alors sous le nom d’Institut des Beaux-Arts, laquelle prend forme dans sa résidence familiale située sur la rue Saint-François, à Jonquière. Dès les premiers mois d’opération, l’entreprise est une grande réussite.

Pour permettre le développement de l’école et d’activités de diffusion artistique, Mme Gaudreault fonde, en 1961, l’Institut des arts au Saguenay. En dotant l’organisation de structures officielles, la fondatrice facilitait ainsi les octrois de subventions gouvernementales. Malgré cette initiative, les cinq années suivantes sont difficiles financièrement et l’école est confrontée à une problématique de pénurie de locaux qui freine son développement.

Malgré les problèmes, Mme Gaudreault et l’Institut des arts au Saguenay persévèrent et continuent à travailler très fort pour réaliser un rêve, soit celui de concentrer l’enseignement de toutes les disciplines artistiques dans un édifice adapté aux besoins d’une véritable école des arts, ce qui pourrait aussi permettre la diffusion de la culture. Ce grand rêve se réalise enfin le 17 juin 1967 lors de l’inauguration officiel du Centre culturel confédératif de Jonquière.

 

 

 


Construit en 1966 et 1967 sur le mont Jacob, le Centre culturel confédératif de Jonquière est financé par le programme fédéral de subvention du Centenaire de la Confédération canadienne, ainsi que par le gouvernement provincial et la Cité de Jonquière. Établi dans un cadre naturel, l’édifice polygonal, œuvre de l’architecte Bertrand Dallaire, permet une vue panoramique splendide sur Jonquière et ses environs. Dès les premiers mois d’opération, des centaines d’élèves se présentent dans le nouvel édifice pour suivre les cours offerts par l’Institut des arts au Saguenay, administrateur du Centre culturel.

Durant les premières années, outre les cours, on y présente une panoplie d’activités artistiques et culturelles : expositions de peintures et de sculptures,  concerts de musique,  récitals de chant et de poésie,  projections de films, pièces de théâtre,  conférences dans le cadre des Vendredi/rencontre, etc. En 1968, c’est la première édition du spectacle Son et lumière. Cet événement très populaire est présenté annuellement et ce, jusqu’en 1973.

Au début, des années 1970, l’IAS est critiqué par une partie de la population de Jonquière. On dénonce une certaine vision élitiste véhiculée par l’Institut face à la culture et à l’enseignement. Cela amène l’administration à redéfinir la vocation du Centre culturel pour le rendre plus accessible à la population grâce à l’animation.

 

 

 


En 1974, l’administration et l’animation du Centre culturel passent au Service des loisirs de la Cité de Jonquière. L’IAS doit changer son mandat et s’occuper exclusivement de l’enseignement des arts et abandonner tous les autres secteurs dans lesquels il œuvre. De plus, d’autres organismes pourront aussi désormais profiter des locaux du Centre culturel.

Avec la fusion municipale de 1975, l’IAS doit encore céder du terrain. En effet, suite à la décision du ministère des Affaires culturelles de ne subventionner qu’une seule école de musique par ville, l’Institut doit abandonner, en 1977, l’enseignement de la musique au profit de l’Atelier de musique de Jonquière.

Cette année 1977 marque aussi un renouveau pour l’IAS, avec l’annonce de la réalisation du Centre national d’exposition, dont il aura la responsabilité de la gestion et de l’animation. Le deuxième centre national d’exposition au Québec est donc construit en 1978-1979, celui-ci étant adjacent au Centre culturel. Il est inauguré le 6 mai 1979 et, depuis ce temps, il réalise son mandat de promouvoir et de mettre en valeur des expositions, des événements et des activités portant sur l’art traditionnel, moderne, contemporain et actuel, sur l’histoire et la science. En 1993, le CNE est agrandi et réaménagé.

En 1992, le Théâtre La Rubrique s’installe au Centre culturel à titre de troupe résidente à la Salle Pierrette-Gaudreault, soit la salle de spectacle du centre. En 1997, le Théâtre CRI est fondé et utilise depuis les infrastructures du Centre culturel.

 

 

 


Au début des années 2000, l’ancienne Ville de Jonquière décrète un règlement d’emprunt de 6 200 000 $ afin de doter le Centre culture d’une salle de spectacle moderne. Des citoyens protestent contre ce règlement et la Ville doit organiser une consultation publique. Ce sont 816 citoyens qui signent le registre pour la tenue d’un référendum sur la question (657 signatures étaient requises à cet effet).

Par la suite, la Ville décrète un nouveau règlement d’emprunt de 5 850 000 $ pour ce projet. Le même processus est enclenché et, cette fois, 710 citoyens signent le registre pour la tenue d’un référendum. Finalement, celui-ci a lieu le 18 juin 2000. Quelque 7674 citoyens votent en faveur de l’adoption du règlement d’emprunt et 4128 s’y opposent.

On peut donc procéder, en 2001-2002, à la construction du Centre de production et de diffusion des arts de la scène (nouvelle Salle Pierrette-Gaudreault).  Des dépassements vont majorer la facture du projet de 1 000 000 $. Le nouveau centre, qui aura nécessité un investissement de 6 850 000 $ (5 283 000$ du ministère de la Culture et des Communications, 550 000 $ de Patrimoine Canada et 1 016 800 $ de la Ville de Jonquière) est inauguré le 1 août 2002.

Références : Archives de la Ville de Saguenay; Normand Lapointe, Les arts et la culture s’imposent à Jonquière dans Alcan vous raconte, Jonquière 150 ans d’histoire et de fierté, Jonquière, Société d’électrolyse et de chimie Alcan et Corporation des fêtes du 150e, 1997, p. 147 à 149; Bouchard, Fortin et collaborateurs, Madame des Arts, Saint-Nazaire, Éditions JCL, 1981m 68 p. ; Dany Côté L’Institut des arts au Saguenay 1961-2001, dans Revue Saguenayensia (vol. 44, Numéro 1, janvier-mars 2002), p. 3-9.